Haïti/Société : Violation des droits des migrants haïtiens en République Dominicaine, Ouanaminthe dit non

Le lundi 21 novembre, des représentants d’une dizaine d’organisations de la société civile de Ouanaminthe ont décidé, comme annoncé, d’initier une série de mouvements de protestation, sur la frontière de Dajabón/Ouanaminthe, pour dire non aux mauvais traitements que subissent des migrants Haïtiens en République Dominicaine. Ils ont, dans la foulée, boycotté le fonctionnement du marché frontalier.

Ouanaminthe, Haïti [La voix de l’Ile] — Pour protester contre la violation des droits des migrants haïtiens réguliers ou irréguliers en République Dominicaine, des représentants de plusieurs organisations de la société civile de Ouanaminthe, ville frontalière avec Dajabón, ont bloqué la frontière, le lundi 21 novembre.

« À partir d’aujourd’hui, nous prenons notre engagement comme peuple pour dire non à toutes les formes de violence et d’agressions physiques que nos frères et sœurs sont en train de subir en République Dominicaine. Nous demandons au gouvernement dominicain de suspendre la violation des droits des migrants et nous exigeons à l’État haïtien de se positionner sur cette situation », a fait savoir, à La Voix de l’Ile, Bozelain Joazard, l’un des initiateurs de la mobilisation sur la frontière.

Lors de la mobilisation pacifique, les protestataires, visiblement indignés, ont empêché le fonctionnement du marché frontalier de Dajabón, où des milliers d’Haïtiens avaient l’habitude de s’approvisionner en produits alimentaires surtout.

Cette mobilisation pourra durer jusqu’à trois mois et plus tant que les autorités des deux pays ne trouvent pas une solution durable au problème de nos compatriotes qui vivent sur le territoire dominicain, ont averti les revendicateurs.

Pour prouver que leur mouvement ne va pas s’arrêter un bon matin, les représentants des organisations de la société civile ont soudé le grand portail sur le pont jeté sur la rivière du Massacre donnant accès à Dajabón et vice versa.

Toutefois, ils ont laissé un couloir de circulation à pied pour tous les voyageurs détenteurs de documents légaux, mais les véhicules sont interdits de circuler.

À l’exception du bureau de l’Immigration, aucune institution publique, la Douane en particulier, se trouvant dans le périmètre de la frontière n’a pas fonctionné, à cause du mouvement●–fin–

La voix de l’Ile (4VDI) / rtvlavoixdelile@gmail.com

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